Pêche 2.0 Sénégal vise à moderniser la gestion du secteur halieutique grâce à la digitalisation des licences, au suivi des ressources, à la traçabilité, à la sécurité en mer, à la chaîne du froid connectée, au marché numérique et au développement de l’aquaculture.
Contexte
Le secteur halieutique sénégalais joue un rôle économique, alimentaire et social majeur. Il reste confronté à la surexploitation de certains stocks, à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, à une digitalisation insuffisante, à des pertes post-capture importantes, à des risques de sécurité en mer et à un besoin accru de transparence et de données fiables.
Vision
Faire du Sénégal un leader africain de l’économie bleue numérique grâce à une plateforme nationale intégrée reliant administration, acteurs professionnels, recherche, sécurité, marché et aquaculture.
Objectif général
Contribuer à la modernisation durable du secteur halieutique par des solutions numériques favorisant la transparence, la durabilité, la sécurité, l’inclusion et la création de valeur.
Huit composantes
E-Licence et registre national numérique
Digitaliser les licences, les embarcations, les acteurs et les autorisations.
Plateforme nationale Stocks & Efforts
Consolider les données sur les ressources, les captures et l’effort de pêche.
Traçabilité et valorisation économique
Suivre les produits de la capture jusqu’au marché et renforcer la confiance.
Marché numérique halieutique
Mettre en relation l’offre, la demande, les prix, la logistique et les acteurs.
Sécurité intelligente en mer
Améliorer l’alerte, le suivi et l’assistance aux pêcheurs.
Chaîne du froid connectée
Surveiller la conservation et réduire les pertes post-capture.
Smart Aqua SN
Accélérer la gestion et le développement de l’aquaculture.
Open Data et Lab d’innovation
Favoriser la transparence, la recherche, l’expérimentation et l’aide à la décision.
Zones pilotes proposées
Kayar, Mbour, Joal-Fadiouth, Saint-Louis et Kafountine.
Bénéficiaires
- Pêcheurs artisanaux et armateurs.
- Mareyeuses et mareyeurs.
- Transformateurs et acteurs de la chaîne du froid.
- Aquaculteurs.
- Agents de l’administration et services de contrôle.
- Chercheurs, collectivités, investisseurs et partenaires techniques.
Gouvernance proposée
La gouvernance mentionnée dans la note conceptuelle reste une proposition à discuter avec l’institution destinataire. Elle associerait les services compétents du ministère, les structures de contrôle et de recherche, F&M Corporate, les experts métiers, les développeurs, les analystes de données et les représentants des communautés locales de pêche artisanale.
Impacts cibles à l’horizon 2030
- 100 % des licences digitalisées.
- Amélioration de la sécurité en mer.
- Augmentation visée des revenus des acteurs de 15 à 20 %.
- Réduction des pertes post-capture.
- Meilleure connaissance et gestion des stocks.
- Développement significatif de l’aquaculture.
- Gouvernance sectorielle davantage fondée sur les données.
Prochaines étapes
- Finalisation de la note et des supports de présentation.
- Présentation au Ministère des Pêches et de l’Économie maritime.
- Cadrage institutionnel et métier.
- Sélection des modules prioritaires et des zones pilotes.
- Recherche de partenaires techniques et financiers.
- Conception et expérimentation d’un pilote.
